Wednesday 4 June 2008 - l'inde
Sa pèse lourd cette nuit
5H moins et je suis toujours debout, entre trois cheveux blanc, mon regard d’enfant et le chemin de la guérison, mon seul compagnon reste toujours silencieux « le temps »…
Je plonge
Même si c’est froid je ne tiendrai pas jusqu’en aout ou en juin, je ne peux pas, encore plus douloureux de voir l’heure et de me voir souffrir dans le temps, il ne sarrètes pas, ne me guéri pas, aucun médicament même pas la graine de Shiva …
Je me shoot a l’eau de mer, je fume un mélange d’oxygène et d’air en plein liquide bleu, je caresse des écailles filantes…une fuite en pleines profondeurs juste pour que l’état sauvage puisse me voir dans son grand miroir bleu ou je me voi aussi, mais bien saignant du cœur…
J’ai mal et je n’arrive pas
Une douleur trop féroce pour un marin qui cherche l’ile de l’oublie
Trop lourde pour un pèlerin, pied nu, en route vers le paradis
Dans le mil du muscle rouge giclant du vif tué par la vie
C’est pour sa que je t’es dis « suis tes rêves » et évite le métier de plongeur
""Les douleurs légères s'expriment ; les grandes douleurs sont muettes.""
Sénèque

Mourad
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Monday 5 November 2007 - Edna
C’est L’instant de l’état second qui apparaît mystérieusement, et pour adoucir la rime j’allume une petite flamme brièvement …
Le rideau se lève sur une vie qui continue, sur un destin volé par le temps mais toujours présent sauf quand la lune me tutoie et donne carte blanche a mes mots pour devenir bleu et le temps d’un soir sortir du noir, vêtu tout beau d’une très belle turquoise autour de mon coup, cherchant la plus belle balade sans ailes et a pieds, et dans la main la goutte de parfum de cette étoile lointaine…seul et cherchant la paix, comme un vent de printemps qui fuit les amoureux de l’automne.
Sur le chemin des lignes de ma main, sur le quai ou j’attends le train, une vieille femme me dit « viens…. écoutes marin, la haine, l’espoir et l’amour ont pris le bus pour un voyage sans fin, mais vas y prends ta barque peut être bien … que l’avenir appartient au ceux qui rêvent trop » je ne sait pas je suis petit, tout se que je sais c’est que l’amour m’a dit une fois « si le vent d’été me prend tu me trouveras dans ton cœur » et une fois avec l’espoir ont a planter l’arbre des miracles ,finalement je ne sait plus, je ne sait pas je marche et je fais mes pas doucement, le temps de trouver la paix nacré au cœur d’une perle, ou cacher dans du sable, mais il faut que je la trouve.
Une douce voix surgit derrière moi, une main se pose sur mon épaule, je me tourne, c’était une très belle femme avec des lunettes noirs, elle prend ma main et me dit « viens, trompes ta plume dans ton envie de changer de vision, imagine la turquoise du bout du monde et les moments de ton évasion, des moments rares et irréel que la quiétude inonde ou nos pas sur le sable dessinent le vrais sourire de la Joconde».

a suivre......
Mourad
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Lein |
Thursday 16 August 2007 - des lettres de ma mer
Qui peut dire ou aboutissent les chemins, Ou les jours s'écoulent? Seul le temps Et qui peut dire si ton amour grandit, Si ton coeur choisit? Seul le temps
Qui peut dire pourquoi ton coeur entrevoit, alors que ta vie passe? Seul le temps Et qui peut dire pourquoi ton coeur pleure, quand ton amour ment? Seul le temps
Qui peut dire quand les chemins se rencontrent Que l'amour pourrait naitre dans ton coeur? Et qui peut dire quand le jour dort Et que la nuit garde tout ton coeur? La nuit garde tout ton coeur...
Et qui peut dire si ton amour grandit, Si ton coeur choisit? Seul le temps Qui peut dire ou aboutissent les chemins, Ou les jours s'écoulent? Seul le temps
Qui sait? Seul le temps Qui sait? Seul le temps
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Lein |
Thursday 19 July 2007 - Siwar
« Niya » serai le plus beau prénom que portera la vie, la nuit de ses noces
Il n’a pas était une fois…
A l’époque du café sous le jasmin et les vents d’été au cœur des voiles des marins, deux jeunes filles, héritières d’une très belle ‘duira’ au cœur de la casbah. ‘’Diyna’’ était blanche avec ses habits de foi, avec ses mains levées vers le ciel, et le coran qui illumine ses lèvres comme une cascade de diamant au cœur d’une nuit de ténèbres.’’Maakra’’ ils disaient d’elle ‘’soufadja’’, quand le soleil prenais la main de la lune pour l’installer sur son trône de nuit, la belle mets ses plus beaux habits, son plus beau jasmin et ’’el akar’’ sur ses lèvres en rouge couleur de la rose a mille pétales, princesse du temps qu’elle passera a la terrasse, ou les marins aux parfums d’océans, prennent le cap de leurs femmes et les câlins tant rêvés au milieu de ce grand bleu néon. Les yeux rivés sur leurs visages, l’espoir qui déborde du cœur et un amour toujours présent dans son millième coucher de soleil à attendre son bel amour parti prendre la mer sans revenir.
Des parfums d’épices d’Orion et l’odeur d’un ‘’mtouem’’ digne du ‘’dey’’ couronne leurs maison, les mains des deux filles dessinent leurs plat d’adieu au jour et de bonjour a la nuit sous les regards de la magie éblouie par leurs beauté et les pleurs de leurs bijoux, tristes, de n’avoir pas pu être portés et le son, silencieux, juste pour entendre leurs voix chanter.
La porte se frappe trois fois, ‘’Diyna’’ l’ouvre et sourit a la voisine venue demander du sel pour qu’elle puisse aussi mijoter, ’’Maakra’’ le lui donne dans un bocal plein de bon cœur et elles continent leurs chemins de semences de parfums et senteurs.
La porte se frappe encore trois fois, ‘’Diyna’’ l’ouvre et sourit a la voisine venue cette fois demander du poivre pour qu’elle puisse aussi mijoter, ’’Maakra’’ pleine de compassion, comprend. la voisine est enceinte et c’est notre plat qui l’appel en chuchotant a sa sœur, elles luis donnent une part du plat et continuent leurs temps
La porte se frappe encore trois fois, ‘’Diyna’’ l’ouvre et sourit a la voisine au moment ou ’’Maakra’’ prépare sa part en offrande a la voisine venue de paix en savourant le regard qu’elle fait au moment de prendre et partir assouvir son désire. Quand la voisine est partie ’’Maakra’’ dit a sa sœur « elle va revenir et il reste que ta part, si tu la lui donne, demain on ira chez ‘’el hakem’’ et devant lui je te donnerai ma part des biens de nos ancêtres » et part prendre le chemin des rêves sur sa terrasse pleine d’espoir
La porte se frappe encore trois fois, ‘’Diyna’’ l’ouvre, mais cette fois refuse et ne donne pas sa part comme prévu a la voisine, part manger puis dormir sous la caresse salé d’une très belle nuit d’été en attendant demain et ses fruit sucrés. Le jour c’est levé, ‘’Diyna’’ prépare le café et l’eau de fleur d’orangers pour le parfumer et leurs rituel du matin et son soleil nouveau né, ’’Maakra’’ est en retard, elle part la voir, la porte de sa chambre ne s’ouvre pas et renvoie les appels de sa sœur, elle baisse les yeux et voit de l’eau très pure, cristalline, qui ruisselle du bas de sa porte puis une lumière extraordinaire, sans aucun égale. ‘’Diyna’’ frappé d’incompréhension cour vite chercher les voisines et leurs mains pour ouvrir la porte.
Quand la porte s’ouvre, un parfum sucré, boisé, vert, bleu, très doux vraiment d’un autre monde les accueils. Leurs pas les mènent a au centre de la chambre ou ’’Maakra’’ lavé, parfumé et embellie dans un tissu qui s’approprie le seul blanc venu de l’autre monde ou son visage souries de magie d’un cœur parti ailleurs avec le secret de la bonté de la fleur ,elle ont aussi trouvés une tombe creusé prés d’elle.
Trouves Alger, trouves son cœur, cherches ‘’Dar el Maakra’’ et dis au vieux qui a les clefs « je suis venu la voir »
Parce qu’il était une fois n’existai pas quand moi au fond ébloui et vraiment j’avais pas besoin de respiration .
C’est la mer qui ma raconté cette histoire.
Mourad

‘duira’ دويرة' : une tres belle maison a la casbah
‘’Diyna’ ’ دينة : tres pieuse
’’Maakra’ ’معكرة : celle qui met du rouge a lèvre
‘’el hakem’ ’ الحاكم : équivalant d’un notaire de nos jours
‘’mtouem’ ’ متوم : un plat Algérois
‘’dey’ ’ داي : gouverneur
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Lein |
Monday 16 July 2007 - sur la piste de la vendeuse de lait
Face a toi je respire, je t’aime, je t’adore, je suis fous de tes vagues, prend moi dans tes bras une seule et ultime fois, ou je fermerai mes yeux, bercé par tes cheveux ou nos deux cœurs aux mille battements de feu dessinent le visage de la magie et ses enfants, un homme, et l’eau bleu, créature de dieu
Je soufre
Je vois juste une ombre, un son, je sens, un coup de poing très fort sur mon visage, la mort veux un combat, mon corps aspiré tombe, j’entends juste des sifflements avant que ma tête se frappe au sol et que toutes mes forces ruisselles en une seule goutte dans un désert de faiblesse, mes yeux se ferment doucement sur les visages des miens qui pleurent leurs douleurs, la lumière s’éteint
Puis revient
Je chevauche la vie, le vent a mes cotés, un parfum d’épices du pays des étoiles et un chant de femme qui parle a la douleur et lui réclame son âme, sur une musique lointaine et très proche de mon cœur en même temps. Aucun ours dans le ciel, trop nuit pour voir ou je vais, juste la vie qui court et moi sur son dos, vers je ne sais pas ou
Les heures passent difficilement par ce petit trou, le vent se fait un peut plus chaud, la vie court encore plus vite comme pour me dire quelque chose, puis une petite lumière lointaine caresse mes yeux et parle a son nom et me dit attend , tout s’arrête. A petit feu le soleil jette ses rayons sur du sable fin cristallin qui se reflètent sur la femme qui chante…mais qui ne me voit pas, prés d’elle je vois mon âme toute nue qui parle au étoiles face aux yeux d’une femme qui lance des « aah » modelés au son d’une musique d’un autre monde, que veux elle me dire ?
Ses lèvres ne bouge pas mais j’entends
« La mort ta pris un être cher, la vie ta pris un être cher» Et je vois la silhouette d’un jeune homme qui avance vers elle, et colle ses lèvres a son front, fait sortir de son sac une poudre blanche et la souffle sur ses yeux, doucement ils s’ouvrent comme une fleure a l’appel du printemps, comme une pluie a l’appel du désert, comme un chant a l’appel du cœur
Et moi petit je comprends
Quand la mort te prend un être cher c’est pour la vie, mais quand la vie te prend un être cher c’est jusqu’a la mort
Ton cri
En hommage a NADJI décédé le 06.07.2007


Mourad
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Lein |
Monday 25 June 2007 - JAZZ
Tu sais pourquoi ?
Imagine une très belle journée de printemps, un môme qui va avec sa mère pour faire un vaccin ou voir le médecin, ils attendent leurs tour tranquillement, le couloir est vide, un silence de paix, juste les oiseaux dehors puis doucement un son, une ombre, une silhouette, un être, c’était une femme. Pas comme les autres, la première entrée du petit dans un monde, elle lui a offert son premier billet vers un ciel ou les être pouvaient se parler a eux même, ou les questions pouvaient mener a un rivage coloré. Qu’avait elle que les autres n’ont pas ? …De longues secondes a la regarder que le silence arrose avec des gouttes de paix, même l’aiguille dans sa chaire ne le dévie pas de son petit corps flottant sur des vagues de lumière, qu’avait elle ?...de longues marches qui mènent a la maison et l’ombre d’un petit regard fixé vers l’horizon puis de longues heures a tenir compagnie a des jouets d’enfants, une spontanéité a entretenir et une vie a cueillir.
Doucement, la nuit vient avec sa berceuse et ses caresses douces, la paix devient plus envoûtante, les paupières s’offrent leurs premiers bisous avant de s’aimer pour une nuit, nuit qui avance d’un pas et lui chuchote des mots qui dessinent sur son visage un sourire qui a défié le temps, et doucement le petit prend sa barque sous l’amitié du vent et récite deux mots en or.
« Elle est belle…. elle est belle… »
Bonjour de beauté
Tu auras toujours cinq ans
Et pour une éternité

Mourad
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Lein |
Saturday 23 June 2007 - Ketamine
Je reviens de loin, tu me manques, tes caresses me manque, ton odeur, ton parfum, ta douceur, ta grandeur …
D’en haut, droit comme une lame, mes yeux qui te regarde assise sur un tapis de silence, seule a chanter et a faire taire toutes les femmes. Tu danse comme une reine vêtue de soie qui meurt d’orgueil d’être esclave de l’amour de son roi …prends moi
Je ferme les yeux, j’imagine le doigt d’un ange qui me pousse et la plume blanche qui se pose sur ma tête et qui bascule mon corps, j’ouvre mes bras, mes mains se dressent comme des ailes de magie, et guident mes instants de lumière vers toi …mer
Le seul moment ou …pas la maman, mais l’enfant qui revient en arrière et rentre dans le ventre de sa mer, pas un seul mot et dans tout les dictionnaires sauf « plongeon, liberté, air » et « amour » que je garde juste pour moi parce qu’au fond, je suis seul au milieu des sifflements, au milieu du froid, seul a fleureter avec la beauté, a méditer, a mourir de vie et a se faire caresser par la magie.
Juste deux couleurs, bleu mer et cannelle de ma peau a donner a « sublime » pour qu’il vous dessine le tableau.


Mourad
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Lein |
Wednesday 9 May 2007 - D'âge en âge on ne fait que changer de folie
Septième nuit de mai, « Sloman Neptune » sur le quai ; il décharge de l’acier et peut être du blé. semi remorques en bas font les ballerines avec leurs mécanique sous mes pieds, et quand je ferme les yeux, la brise salée me tien la main et me raconte ses aventures au pays lointains, mais moi, les yeux dans les yeux avec la seule femme qui me reste « Alger ».
La nuit blanche avance, me montre ses griffes, le temps parfume les étoiles au présent et la lune me tatoue le bras avec des pierres blanches sous les chants d’anges….je n’ai pas oublié mais le silence est la seule façon d’aimer.
5h moins, c’est le soleil qui vient avec l’horizon main dans la main, en overdose de sensations j’arrive plus a tenir, j’envoie juste mes yeux errer pour cueillir les premières couleurs de cette journée, cette drôle de vie comme pour me le rappeler m’envoie deux hommes qui se parlent ou l’un crie et dit « c’est mon anniversaire » puis dans le bus, une copie d’elle, avec le regard d’une gitane qui sème la panique dans mon décor ….
Le jour dans le coma, et quand je m’apprête a saluer dehors, mon téléphone sonne « sa fait des années que je ne t’es pas vu, je suis en bas » …..Un vieil ami « allé monte, on va faire un tit tour » d’accord mais au fond j’ai le cœur lourd et j’avais raison il stationne devant un cabaret, je vous laisse deviner ou je vous décris ?
C’est plus choquant que tous ces carnages, des petites marches ou tu descends, puis une grande salle sombre qui ne sent pas bon, une musique qui vient d’une autre planète et des êtres bizarres….tu t’assois et le serveur vient, il fait des yeux ronds quand je dis coca….. le spectacle est en face
Une vieille femme au milieu de la scène a sa gauche des filles a sa droite un chanteur, derrière elle un Dj et un mec qui joue « gessba » et en face la fameuse bouteille de whisky….
La vielle femme c’est ‘’chikha litima’’ drôle de nom, et vraiment un tableau qui fait pitié, les filles commence a (danser), vêtus de bouts de vêtements ou surement dehors les anges pleuraient, même Hitchcock na pas pu y penser…..je parle méchamment et je lui dis « il fait se tirer », arrivée prés de mon quartier je lui dis « au revoir » et a l’intérieur « a dieu » que j’ai remercié de m’avoir donner l’espace d’une vie « un cœur même ouvert mais qui me permet de nager même dans les rivières de l’horreur »
Mourad
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Lein |
Sunday 15 April 2007 - A ma fille Juliette
En apnée pure je plonge dans tes larmes
Sans aucun souffle ni aucune arme
A bras ouverts je te colle a mon âme
Aux sons du câlin a mille couleurs
Je te dessinerai des robes au parfum d’amour et de cœur
En apnée pure je plonge dans tes profondeurs
Des nuits parlantes avec un dauphin muet et danseur
Et a apprendre les bonnes manières a ta poupée en fureur
A chanter le rose et me ôter du noir avec tes souries en largeur
Je t’appellerai Yasmine
Je t’apprendrai a décrire a l’aveugle, un orange mandarine
Je te montrerai l’amour et sa femme enceinte qui font leur marche nocturne
Et gifler la vie avec tes pièces de monnaie que tu donneras au mendiant « meskine »
Ensemble nous irons nager sous le soleil de l’île de la lune
Et pieds nus courir avec les anges et leurs nuages sous le regard des dunes
Chanter en chorale avec la fourmi et ses sœurs sous le feu de la mandoline
Pour la fin
Je te garderai le meilleur
Bisous sur le front, de l’eau de source avec des « je t’aime » qui pétillent
Et je te dirai «la vie est un rêve et le rêve est une vie»
« Bonne nuit »

Mourad
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Lein |
Tuesday 10 April 2007 - noir et blanc
Portrait gravé sur chaire et dans un cœur collé
Des nuits noires, aux lunes brillantes qui aurai pu me tuer
Des nuits magiques au regard qui fait rêver
Et moi au milieu avec mon indexe entre le bout de métal et un corps mal chauffé
En compagnie de la peur et ces histoires répétés
De barbus traqueurs d’enfant qui regardent mickey
Pas beaux et plein de sang tout comme leurs idées
Des mots pleins de « non », a gauche de nos versets
Et moi petit sur le mont, les yeux au bout du canon rivés
Pour que l’institutrice accoste avec cette leçon, vers les cœurs des petits
Du pain sec et du thon, pour qu’ils mangent les carottes fraîches du vendredis
Mon camarade qui tombe sous les « you you » de sa mère qui lui prépare sa tombe
Et les cris de sa sœur qui accouche du nouveau né de midi
Larmes plein le cœur, épines plein le corps et jeunesse perdue
Entre l’aventure du nord ou le trottoir a crédit
Et moi toujours petits sur le mon, rêvant
D’un bel océan avec la paix en ma compagnie
Sirotant des mots doux, et fleuretant a la manière des amoureux de minuit
Sur des caresses de vent et cette étoile qui m’ébloui
Et l’espace d’un temps le petit à la chaussure troué vient et me dit
« Tiens soldat, maman te dit que c’est du lait frais et du pain beurré
Tu sais, je suis fier de toi, parc que tu es gentil, et tu a réparé notre télé
Comme sa jeudi moi et mes amis, on va regarder mickey et les chevaliers de l’infinis »
Dit a maman « merci » et n’oublies pas quand tu serras grand tu pilotera un avion
Le petit es parti et moi encore plus petit avec mon « merci » rien ne me reste que leurs offrir……
Ma vie

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Lein |
Sunday 8 April 2007 - Mon bled
Des battements de cœur d’un printemps qui explose en fleurs
Et le paradis avec sa peur, d’une main de jasmin enchanteur
Fourré a l’intérieur d’un amour plein le cœur
Avance vers moi, me prénomme destin et me demande ta main
Tu es belle avec ta robe de sable et tes cheveux de pins
Et ce fil de soie bleu méditerranéen qui t’offre un nord câlin
Claire de peau avec un cœur sucré cacao africain
Si je te déteste les trois quarts de note c ‘est que je t’aime d’un amour abyssin
Tu peux partir avec le paradis et fonder ta famille
Reine de toutes les femelles et princesse de toutes les filles
Je t’enverrai des lettres aux ailes de colombes et au parfum de vanille
Et des vœux silencieux entre moi et un cœur ravi
De t’avoir aimé l’espace d’une vie
Et après la mort, fière, je leurs dirai « je suis d’Algérie »


Mourad
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Lein |
Saturday 24 March 2007 - geisha
Mon cœur t’écrit de loin sur un lit de braises et des douleurs sans fin
Des maux sans accent ni refrain gris sur une page blanche écrite a la main
Seul avec mes murs et cette femme qui me chante l’amour indien
Et un cœur qui tombe dans les pommes a chaque souvenir du touché de tes mains
Mort le jour où je suis né et mille fois mort quand tu es parti avec l’horizon main dans la main
Me laissant avec un destin qui me piétine sur chaque chemin
Et des pas errants sans couleurs avec seul consolant mes yeux qui se ferment sur le regard du chien
Gris blanc, maigre aux yeux noisette et un ventre qui attend toujours demain
On ne parle pas le même langage, mais viens il ya des douleurs fraîches et des glaçons de vin
Dis moi se que tu as, n’es pas peur je ne suis pas humain, juste la créature d’un divin
Qui me couvre de bien, de l’air, du bleu, des yeux, mais je ne regarde pas loin
Mes couleurs a genoux sous ses pieds c’est la qu’ils prennent fin
Mais réveils toi, le printemps t’offre sa main faite d’une eau cristalline de la fontaine des mille et un saints
Jettes cette cane, tu n’as pas encore finis tes années mêlés au chiffre vingt
C’est triste oui, mais juste le rituel de la dernière rose embarqué dans le cœur d’un marin
Qui prend le large des regrets, vers l’île de l’oublie, cap océan indien

Mourad
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Lein |
Thursday 15 March 2007 - Nuit blanche chez les anges
Il pleut des étoiles et des perles nacrées de rêves qui s’illuminent
Près de sa porte les anges font la queue et dans leurs mains de la poudre de lune
Vêtus de leurs plus beaux habits lumières couleur silences des dunes
Et dans leurs cœur un amour feuilleté a la pâte d’or sucré de fleures des collines
Juste pour l’écouter chanter en chorale avec ses murs, petite orpheline
La berceuse des dauphins heureux jouant a la mandoline
Le temps d’oublier la scène du dixième acte et sa figurine
Les pas qui grandissent vers cette fontaine a l’eau cristalline
Les épines sous ses pieds qui rêvent de sa peau câline
La pureté de son cœur fait des pleurs chez les démons et leur encre de chine
Je me fait beau le temps que tu ferme les yeux toi, tes anges et leurs rimes
Le temps que l’aurore vient avec ses yeux bleu et un soleil qui s’allume

Dors en paix orpheline
Mourad
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Lein |
Monday 12 March 2007 - dix manches
Les quatre saisons jouent sur son doigt la mélodie du silence
Il pleure le cœur du vieux de Milan cette mama qui coiffait ses pigeons
Les matins à traire le soleil et donner à manger aux violons
Et prier à deux leur dieu sous un dimanche pieux qui cloche de sons
Tu es pour moi plus belle qu'une jeunesse de printemps
Plus légère qu'un rêve allongé sur une mousse de vin blanc
Où le nectar d'une larme de la princesse diamant
Assise sur la colline les yeux errants qui dessinent la bague du berger aux cheveux blonds
Mama je te pleure, le temps d'une fleur, le temps d'un sourire trouvé seul au fond
Peint de tes querelles avec le vent et ses ronronnements
Mourad

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Lein |
Thursday 8 March 2007 - Ali baba et les voleurs d’enfance
Leurs yeux étaient beaux
Les petits orphelins et la seconde photo
Je suis d’ailleurs pour sécuriser leurs petits cœurs
Tout plein d’innocence des mille et une couleurs
Destins croisés sous un soleil qui accouche des petites étoiles d’été
Petite je te mets sous mes ailes et on vole voir les ours et leurs nord
Venus et son corps puis une mer peinte d’aurore
Sésame ouvres toi et couvres ce sourire d’or
Et cette petite main qui appel demain
Laisses la trouver son chemin
Sur les traces d’un paradis lointain
La ou la paix règne sur le cœur des humains

Mourad
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