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Mes Causes

2007-Dec-26 - La fin progressive du pétrole

Nous sommes arrivés à la fin de la croissance de la production mondiale de pétrole, ce qu'on appelle le pic de production (peak oil) ou pic de Hubbert. Le géologue Hubbert avait calculé en 1956 que le maximum de la production pétrolière aurait lieu en 1970 aux Etats-Unis, ce qui s'est réalisé. De nombreux pays ont déjà atteint leur maximum de production.

A partir de l'année prochaine, la production mondiale de pétrole va décroître à un rythme de plus en plus élevé, que ce pétrole soit "conventionnel" et facile à extraire ou qu'il s'agisse de pétrole dont les conditions d'extraction sont difficiles, très coûteuses, techniquement risquées et aléatoires, très coûteuses aussi pour l'environnement.
Les variations de prix du pétrole au cours des prochaines années, en hausse ou en baisse, ne seront qu'un épiphénomène. L'évolution sur longue période sera une augmentation constante des prix à mesure de la rareté croissante du pétrole.

Divers facteurs économiques (récession), climatiques (hivers doux) ou autres peuvent soit retarder le moment de ce déclin, soit conduire à une fluctuation en forme de "tôle ondulée" du maximum de la production. Dans les deux cas, le répit serait de quelques années, mais la décroissance serait ensuite plus accentuée.

Une estimation très optimiste prévoit une décroissance de la production de 2 % par an, conduisant à une production réduite de moitié dans 35 ans. Mais la réalité semble devoir être bien différente.
A titre d'indication, voici ce qu'il en serait de la production mondiale de pétrole, comparée à celle d'aujourd'hui, selon divers taux constants de décroissance :
- taux = 2 % : 80 % dans 12 ans (80,1) - 50 % dans 35 ans (50,3),
- taux = 3 % : 80 % dans 8 ans (80,8) - 50 % dans 24 ans (49,6),
- taux = 4 % : 80 % dans 6 ans (81,5) - 50 % dans 18 ans (49,9),
- taux = 5 % : 80 % dans 5 ans (81,4) - 50 % dans 14 ans (51,3).

En fait la courbe de Hubbert représentative de la croissance puis du déclin de la production est une courbe en cloche, proche d'une courbe de Gauss. Dans la réalité, cette courbe sera sans doute asymétrique à cause de la surexploitation des gisements due à une forte demande.
Avec une décroissance progressive de 1%, puis 2% ... 5%, nous aurions une production limitée à 80 % dans 12 ans et à 50 % dans 20 ans.

Les réserves de pétrole ont été surestimées, soit pour des raisons politiques (attribution des quotas de production en fonction des réserves pour les pays de l'OPEP), soit pour des raisons financières dans le cas des compagnies (faire monter le cours des actions, obtenir des prêts bancaires).

Ainsi, les réserves "prouvée" augmentent de 50 % à 200 % en une seule année, sans qu'aucun gisement important n'ait été découvert. Par exemple :
- 1984 Koweit : de 67 à 93 Gb (Giga-barils : milliard de barils),
- 1985 Vénézuéla : de 28 à 55 Gb,
- 1986 Emirats : de 33 à 97 Gb,
- 1986 Iran : de 59 à 93 Gb,
- 1988 Arabie : de 167 à 255 Gb.

Le volume des nouvelles découvertes est depuis longtemps inférieur à celui de la production. Les champs de pétrole découverts sont de plus en plus petits alors que les champs géants en exploitation sont en fin de vie.
Le maximum de découvertes a été atteint en 1962. Depuis 1981 le volume produit chaque année est supérieure à celui des nouvelles découvertes. Actuellement, le volume produit est 3 à 4 fois supérieur au volume découvert.

La décroissance de la production peut être très rapide. Par exemple (millions de tonnes / an) :
- Norvège : de 162 Mt en 2001 à 138 Mt en 2005 (- 15 % en 4 ans),
- Grande-Bretagne : de 137 Mt en 1999 à 85 Mt en 2005 (- 38 % en 6 ans),
- Egypte : de 47,5 Mt en 1993 à 33,9 Mt en 2005 (- 29 % en 12 ans),
- Gabon : de 18,3 Mt en 1996 à 11,7 Mt en 2005 (- 36 % en 9 ans),
- Australie : de 35,3 Mt en 2000 à 23,3 Mt en 2005 (- 34 % en 5 ans).


L'énergie pour les transports
Le secteur des transports consomme 48,9 millions de tonnes de pétrole chaque année en France, comparé à une consommation de 15,0 Mt pour le résidentiel (logements) et le secteur tertiaire, de 13,7 Mt pour la pétrochimie, 6,0 Mt pour l'industrie, 2,2 Mt pour l'agriculture, 1,5 Mt pour les centrales thermiques (production d'électricité), 4,7 Mt en pertes et usages divers, soit un total de 94,7 millions de tonnes (en 2005).

Ni la pile à combustible, ni les biocarburants ne seront une solution comme certains rêveurs l'imaginent pour remplacer le pétrole dans les transports.
Plusieurs techniques de piles à combustible sont envisagées, mais toutes posent d'énormes problèmes et il s'agit donc d'une solution illusoire. Les piles à méthanol ne sont qu'une variante dans l'utilisation des biocarburants.

Les piles à hydrogène nécessitent de produire cet hydrogène, soit à partir du gaz naturel ou autres produits pétroliers (cela ne change rien à la disparition progressive du pétrole et du gaz), soit de façon plus coûteuse et avec un faible rendement à partir de l'électricité (produite pour l'essentiel à partir d'énergie fossile). Et l'hydrogène doit être conservé soit sous forme liquide à moins 235 °C, soit sous pression à 700 bars (700 fois la pression atmosphérique) avec un réservoir spécial et très solide de 100 Kg pour contenir 5,7 kg d'hydrogène (pour parcourir environ 500 km). Cela n'a rien à voir avec une bouteille de butane ou de propane. Tout cela demande aussi de très importantes quantités d'énergie pour liquéfier (et conserver liquide à -235°C) ou comprimer cet hydrogène.

Les biocarburants ne sont guère une solution eux aussi car leur production nécessite une utilisation importante de carburant (tracteurs, moissonneuses ...) et d'engrais (à base de produits pétroliers). La production de produits alimentaires, en France comme dans le monde, constitue un bien meilleur usage de l'agriculture que la production de carburants.
Les biocarburants sont séduisants, à condition de ne pas regarder le bilan énergétique de leur production , ni la surface de terres cultivables à utiliser pour remplacer une partie seulement du pétrole utilisé à ce jour en France.
La situation est identique dans le reste du monde, sans doute pire dans les régions tropicales. Celles-ci permettent un meilleur bilan énergétique à court terme (en utilisant beaucoup de produits chimiques pétroliers), mais les sols de ces régions sont fragiles et deviendraient rapidement stériles, sans compter les ravages de la déforestation.

Lorsque l'on étudie la consommation de pétrole (carburants, engrais et autres produits pétrochimiques) utilisée pour produire l'équivalent en biocarburants, on constate qu'il faut, sur un hectare de culture, en tonne équivalent pétrole (tep) :
- huile de colza : 0,50 tep consommée pour produire 1,37 tep = 0,87 tep à l'hectare,
- huile de tournesol : 0,29 tep pour 1,06 tep = 0,77 tep / ha,
- éthanol de betterave : 3,22 tep pour 3,98 tep = 0,76 tep / ha.

Pour produire l'équivalent des 49 millions de tonnes de pétrole consommées par les seuls transports (sans compter les autres usages) il faudrait utiliser dans le meilleur des cas (huile de colza) 56.400.000 hectares (564.000 km2) soit plus que la superficie de la France et 3,6 fois la superficie des terres cultivées du pays.


Nous devrons nous habituer à la disparition des voitures individuelles et des camions pour privilégier les transports ferroviaires et fluviaux. Le retour à la marche et à l'usage de la bicyclette sera la seule solution pour les déplacements à faible et moyenne distance (très bon pour la santé). Les transports de marchandises seront limités par nécessité. Cela nous conduit à des solutions de bon sens pour l'utilisation de l'espace. Après plus d'un siècle d'exode rural, il faudra faire le chemin inverse : construire des villes de taille modeste loin des grandes agglomérations actuelles, autosuffisantes en énergie et en nourriture (productions diversifiées dans la campagne environnante).


Un des aspects méconnus de la disparition du pétrole, c'est le devenir de l'agriculture et comment nourrir les populations.
Aujourd'hui, seul un usage intensif et polluant des machines et des engrais chimiques permet d'avoir une production excédentaire en France. Sans les engrais (pétrochimie) les rendements baisseront sans doute de moitié et chaque parcelle de terre cultivable devra être réservée aux productions alimentaires. Sans doute faudra-t-il aussi réduire les productions animales, car la production d'un gramme de protéine animale nécessite cinq à dix fois plus de ressources agricoles que celle d'un gramme de protéine végétale. La question de la surpopulation, évidente au niveau mondial, se posera aussi en France.

Le temps est venu de consommer beaucoup moins d'énergie et de se préparer à des réalités contraignantes, en changeant de façon radicale notre mode de vie, l'organisation du territoire (passer de l'exode rural à l'exode urbain), l'urbanisme, l'architecture, l'organisation économique et sociale.

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2007-May-31 - Le sionisme qui mène à la Guerre

Irrationnelle, la politique du gouvernement israélien? Non, elle est conforme à la doctrine fondatrice d'Israël: le sionisme avec ses dérives de racisme et de colonialisme. Einstein avait raison.

 

Si nous nous révélons incapables de parvenir à une cohabitation et à des accords honnêtes avec les Arabes, alors nous n'aurons strictement rien appris pendant nos deux mille années de souffrances et mériterons tout ce qui nous arrivera.» (Albert Einstein, lettre à Weismann, le 25 novembre 1929)

Aux yeux de nombreux observateurs, la politique actuelle du gouvernement israélien peut sembler parfaitement irrationnelle. Pourquoi courir le risque d'embraser le Liban, alors même que celui-ci se détache petit à petit de la Syrie? Pourquoi attaquer militairement le Hamas, à l'instant précis où ce mouvement s'apprêtait à céder aux pressions internationales et à reconnaître le «droit à l'existence» d'Israël? En réalité, ces actes ne sont incompréhensibles que si l'on s'obstine à juger la politique d'Israël à l'aune de son discours officiel, celui qu'il tient sur la scène internationale, affirmant que «nous souhaitons seulement vivre en paix avec nos voisins». Les choses deviennent beaucoup moins obscures lorsqu'on examine la politique de l'Etat israélien à la lumière de sa doctrine fondatrice: le sionisme.

Quand, vers 1885, des hommes comme Léo Pinsker, Ahad Haam et Theodor Herzl envisagèrent de créer un «foyer national juif» en Palestine, ils furent loin de faire l'unanimité autour d'eux. A vrai dire, la plupart des juifs refusèrent ce projet. D'abord parce qu'il n'avait aucun sens: il était matériellement impossible d'envisager l'émigration de tous les juifs du monde vers la Palestine (aujourd'hui encore, l'Etat d'Israël ne réunit qu'une infime portion des juifs de la planète, même s'il s'arroge le droit de parler en leur nom). D'autre part, la très grande majorité d'entre eux n'avaient aucune envie de quitter le pays où ils étaient nés; malgré les persécutions et les discriminations, ils se considéraient très justement comme des citoyens de France, de Belgique, des Etats-Unis, d'Allemagne, de Hongrie ou de Russie. Enfin, beaucoup de juifs, surtout les intellectuels et les progressistes, s'opposaient radicalement au caractère délibérément raciste et colonialiste du projet sioniste. Ils ne se reconnaissaient pas dans les propos d'un Ahad Haam quand celui-ci décrétait que «le peuple d'Israël, en tant que peuple supérieur et continuateur moderne du Peuple élu doit aussi devenir un ordre réel»; ils ne pouvaient suivre Theodor Herzl quand il disait vouloir «coloniser la Palestine», y créer un Etat juif et, pour ce faire, «rendre des services à l'Etat impérialiste qui protégera son existence». Même après la guerre et l'Holocauste, des personnalités juives de premier plan, tout en apportant parfois leur soutien matériel et moral aux juifs qui s'installaient en Palestine, continuèrent de refuser radicalement l'idée d'y créer un Etat juif. Einstein: «La conscience que j'ai de la nature essentielle du judaïsme se heurte à l'idée d'un Etat juif doté de frontières, d'une armée, et d'un projet de pouvoir temporel».

Le racisme et le colonialisme israéliens ne tiennent pas à la nature d'une majorité gouvernementale; ils sont le fondement même d'un Etat qui se définit non par référence à une nation, mais à une religion et à une ethnie particulières; un Etat qui affirme, sur base de légendes poussiéreuses, le droit de «son» peuple à l'appropriation exclusive d'une terre pourtant déjà habitée et exploitée par d'autres populations. Quelle terre? Là encore, les textes fondateurs du sionisme éclairent la politique actuelle. Lorsqu'il s'adresse en 1897 au gouvernement français, dans l'espoir d'obtenir son appui pour la fondation d'Israël, Herzl écrit: «Le pays que nous nous proposons d'occuper inclura la Basse-Egypte, le sud de la Syrie et la partie méridionale du Liban. Cette position nous rendra maîtres du commerce de l'Inde, de l'Arabie et de l'Afrique de l'Est et du Sud. La France ne peut avoir d'autre désir que de voir la route des Indes et de la Chine occupée par un peuple prêt à la suivre jusqu'à la mort». Après la Première Guerre mondiale et les accords Sykes-Picot, les mêmes promesses seront adressées à l'Angleterre. Et depuis 1945 elles jouissent, comme on sait, de l'oreille très attentive du gouvernement américain. De la Basse-Egypte au Sud-Liban... Il suffit d'un regard sur les cartes successives du Moyen-Orient, depuis la fondation d'Israël, pour observer avec quelle régularité systématique le plan de Theodor Herzl a été poursuivi. De la Galilée et de la bande côtière de Jaffa, les territoires proposés par le premier plan de partage de Bernadotte en 1948, Israël s'est progressivement étendu vers Jerusalem, la Mer Morte, le Neguev, le plateau du Golan au sud de la Syrie; aujourd'hui elle phagocyte petit à petit la Cisjordanie et Gaza; elle convoite même le Sud-Liban.

Israël est au Moyen-Orient ce que l'Afrique du Sud de l'apartheid fut, jadis, à l'Afrique australe: une colonie euro-américaine, imposant aux populations autochtones une domination à caractère raciste, et dont l'existence serait impossible sans l'aide matérielle d'une puissance impérialiste «en échange de services rendus». Souvenons-nous d'ailleurs qu'Israël s'est vu condamner à plusieurs reprises par les Nations unies en raison de sa collaboration militaire et nucléaire avec le régime sud-africain. Qui se ressemble s'assemble...

Quand un gouvernement juge que la vie d'un soldat est plus importante que celle de dizaines d'enfants et de civils, au seul prétexte que ce soldat est juif alors que les civils et les enfants sont musulmans, chrétiens ou sans religion, alors l'Etat que représente ce gouvernement est un Etat raciste. Quand des forces armées, dans les territoires qu'elles occupent illégitimement, interdisent aux civils de se déplacer, de puiser l'eau aux puits et aux sources, de labourer leurs champs, de visiter leur famille, de se rendre à l'école ou à leur travail, de circuler d'un village à l'autre, d'amener un enfant malade chez le médecin, tout cela pour l'unique motif que ces civils ne sont pas de confession juive ou de nationalité israélienne, alors cette armée est celle d'un Etat raciste et colonialiste.

Dire cela aujourd'hui, en Europe, oser contester les fondements du projet sioniste, c'est risquer de se voir attaquer comme antisémite, voire comme négationiste. Il est temps que cesse cette hypocrisie. La Shoah ne peut justifier les souffrances des Palestiniens et des Libanais. De quel droit les dirigeants israéliens, nés pour la plupart après 1945, parlent-ils au nom des victimes du nazisme? De quel droit prétendent-ils s'approprier la mémoire exclusive d'un crime perpétré contre toute l'humanité? Oser invoquer l'Holocauste pour justifier son propre racisme est une insulte, non un hommage au martyr juif.

On s'est offusqué d'entendre le président iranien dire qu'il fallait «rayer Israël de la carte». Ce serait pourtant bien l'unique solution que de voir disparaître politiquement bien sûr, l'Etat d'Israël et, pareillement, les prétendus «territoires palestiniens», ces nouveaux bantoustans. Gommons de la carte du Moyen-Orient la frontière honteuse entre juifs et Arabes. La politique de «deux peuples, deux Etats», la politique du partage de la Palestine sur une base religieuse et ethnique, est une politique d'apartheid qui n'apportera jamais la paix. Revenons-en à ce qui fut toujours, jusqu'à Oslo, le projet de l'OLP, mais aussi celui d'un grand nombre de juifs comme, derechef, le grand physicien et humaniste Albert Einstein: «Il serait, à mon avis, plus raisonnable d'arriver à un accord avec les Arabes sur la base d'une vie commune pacifique que de créer un Etat juif».

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2007-May-31 - Le partage de Palestine 1947-1949

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2007-May-23 - Qui somme nous ?

 

 

 

Vu la situation actuelle ou les musulmans s’entres tues, je me demande où est l’islam chez les musulmans. Mohammed notre prophète il nous a dit k’il y a des musulmans qui vivent comme des musulmans mais ils n’ont rien de l’islam, a leur mort l’ange de la mort leur demande de choisir une autre religion que l’islam car leurs islam n’est pas accepté, et y’a des gens qu’ils sont pas des musulmans mais ils ont tellement fait du bien que l’ange de la mort va leur présenter d’embrasser l’islam pour qu’ils puissent rejoindre les vastes paradis d’Allah.

 

Je me demande ou somme nous d’eux, ou est notre place, comment on peut faire quelque chose au milieu de ces crimes alors que « HAMAS » fait la guerre avec « FATAH » le Liban frappe les réfugier Palestiniens alors que l’armer libanaise n’a pas bouger un doigt durant la guerre d’israël avec le Liban, même pas une balle, l’Irak on parle pas, Les groupes islamistes font la guerre contre les Algériens en Algérie (comme on est des « TOGHATTE ») et le Maghreb Arabe en général, et c’est pareil un peut partout dans le monde Arabe.

 

Dans le dernier documentaire de James Miller avant qu’il donne sa vie, y’avez des petits enfants qui jouent a jeter les pierres vers les chars israéliens et ces derniers ne manquent pas leurs jeu préféré, celui d’exterminer le plus grand nombre d’enfants possible. Les enfants dont le plus âgé ne dépassent pas les 14 ans, ils se cachent derrière les murs pour éviter les balles meurtrières (calibre 50) et ils recommencent a leurs jeter des pierres sans avoir peur et même pas une frissonne dé que les chars cesse le feu ; après un moment les israëliens quittent les lieu et les petits enfants fêtent leurs petite victoire en criant « on les à virer ». Là le cameraman s’approche d’eux et alors qu’ils essayent de cacher leurs visages, il pense qu’il s’ont peur de lui son assistante Saira essaye de leurs rassurer l’un des enfants parle et fait vibrer ma peau, j’ai peur que maman me frappe dit il. Voyons ça, il n’a pas peur des chars, ni les balles, mais de sa maman… là je pense qu’il n’y a rien a ajouter, je vous laisse la liberté de commenter sur ça.

 

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2007-May-22 - «Quand tuer devient facile»

En sept semaines au printemps dernier deux observateurs étrangers ont été tués par l’armée israélienne dans la bande de Gaza et un troisième est en état de mort cérébrale. Mais a-t-on dit la vérité ? John Sweeney enquête.

James Miller avait appris à surfer à mes enfants. Ensemble nous étions allés au Kosovo, en Tchétchénie et au Zimbabwé. Il était drôle, profondément intègre et derrière une caméra, il était génial. Ensemble, nous avons fêté notre médaille de la Royal Television Society avec force panachés. Je m’étais lancé dans une discussion, avec un type irritant dans un costard de pingouin ; James est entré, a menacé de virer le type dehors, et l’a viré. A ce stade, un pourri d’attaché de presse m'a
murmuré à l’oreille « Vous savez qui c’est ? » Non. « C’est le directeur de ITV ». James et moi nous nous sommes beaucoup amusés, et de temps à autre nous avons vraiment bossé.


J’étais à Bagdad quand j’ai entendu la nouvelle. Il avait été touché à Rafah, à l’autre bout de la bande de Gaza, et il était mort. J’ai téléphoné à sa veuve, Sophie et j’ai pleuré tout mon soul. Quand la BBC a décidé d’enquêter sur l’assassinat de James, ils m’ont demandé de faire le reportage. Je ne pouvais pas dire non. James n’était pas le premier témoin international à tomber en silence. C’était le troisième. Ce printemps, en moins de sept semaines et dans un rayon de moins de trois miles (4 kms) la militante américaine et bouclier humain Rachel Corrie a été touchée à mort par un bulldozer israélien, le photographe et militant de la paix anglais Tom Humdall a été touché à la tête et laissé en état de mort cérébrale ; et James Miller a été touché à mort.

Pour comprendre ce qui est arrivé à James, il faut analyser l’assassinat de Rachel et la manière dont Tom a été estropié, Tom dont la famille est en ce moment en train de discuter avec les médecins pour savoir si la machine qui le maintient en vie devrait ou non être débranchée. Un jour nous avons filmé Tom, dans son lit du Royal Hospital de Putney, au sud-ouest de Londres, spécialisé dans les troubles neuro-cérébraux. Au mur il y avait une série de photos montrant Tom et toute sa vie en face de lui. On n’entendait que le bleep-bleep du moniteur de surveillance. Cette après-midi là, nous sommes allés à Devon filmer Sophie Miller, la veuve de James, et leur enfants, Alexandre trois ans, et Lotte pas tout à fait un an.

Réaliser notre film, Quand tuer est facile, a été l’ épreuve la plus atroce de ma carrière et c’est vraiment pénible que le gouvernement israélien et les Forces israéliennes de défense (IDF) aient refusé de nous parler. Depuis la mi-août nous avons sans arrêt faxé et téléphoné aux israéliens, leur demandant d’expliquer leurs actions. Tous ce que nous avons obtenu c’est une série de vieux communiqués de presse.

Rachel Corrie a été la première des trois victimes. Elle était membre du Mouvement International de Solidarité (ISM) Ce sont de jeunes idéalistes, principalement européens et américains qui s’interposent en boucliers humains. Vous pouvez les trouver naïfs, même cinglés. Il n’y a pas à douter de leur cran. Ils s’interposent entre les bulldozers et leurs cibles, les maisons des palestiniens que l’IDF veut mettre en miettes.

Les israéliens ont leurs raisons. Rafah est une forteresse de l’extrémisme islamiste à Gaza. Les palestiniens creusent des tunnels en dessous de la frontière contrôlée par les israéliens pour rejoindre leurs parents en Egypte. Les tunnels, prétendent les israéliens, servent à passer des fusils et des bombes. Il est juste de dire que peu, sinon aucun kamikaze ne sont venus de Gaza pour la simple raison que les israéliens ont pratiquement rendu impossible aux résidents de quitter la bande de Gaza. Et même, pour rendre plus difficile le percement de tunnel l’IDF a créé un mur de Berlin, façon «passage de la mort». Les gens de l’ISM y viennent et y font un passage. Le gouvernement israélien les prennent pour des «irresponsables», «illégaux», et des «sympathisant des terroristes».

On ne doit pas perdre tout cela de vue dans le contexte de la seconde intifada où les actions militaires israéliennes ont fréquemment eu lieu en réponse aux attaques suicides palestiniennes. Jusqu’à présent 800 israéliens ont été tués ainsi que 2 200 palestiniens.

Le 16 mars de cette année, Rachel et ses amis de l’ISM défendaient la maison du Dr Samir Nasser Allah contre les bulldozers. Les boucliers humains avaient réussi à passer. Tom Dale et Alice Coy, des militants de l’ISM virent un bulldozer foncer bruyamment sur Rachel. Elle restait debout là où elle était. Le bulldozer ne s’arrêta pas. Dale, un étudiant d’Oxford, vit clairement l’incident. « Il (le conducteur) savait parfaitement qu’elle était là. Le bulldozer s’immobilisa en position d’attente juste au-dessus de son corps, puis fit marche arrière, pelleteuse abaissée de sorte que si elle était en dessous le bulldozer puisse l’écraser une deuxième fois. Ce n’est que plus tard quand il fut devenu parfaitement clair que son corps était dessous qu’il releva la pelleteuse ».

Rachel trouva la force de dire à Coy « J’ai le dos brisé ». Elle mourut peu après. Une photo extraite d’un film montre clairement les militants de l’ISM rassemblés autour de Rachel mortellement blessée. A l’arrière plan, le bulldozer, et les traces reconnaissables du bulldozer. Le Dr Yehuda Hiss, médecin pathologiste, a noté que Rachel semblait avoir été écrasée par un bulldozer et a noté qu’elle était morte « par écrasement de la poitrine ». Les omoplates de Rachel ont été écrasées, sa colonne vertébrale brisée en cinq endroits et elle avait six côtes cassées. Son visage était visiblement lacéré par les lames de la pelleteuse.

L'armée israélienne a produit un rapport de terrain qui établit que «Rachel n’a pas été poursuivie par un véhicule » et a rajouté « qu’elle n’était pas dans le champ visuel du conducteur du véhicule ». L'armée israélienne a confirmé cette version en permettant à la télévision israélienne de faire une interview-son, uniquement, du soldat qui conduisait le bulldozer. Il a déclaré « Quand j’étais en train de faire des terrassements, j’ai ramassé une cargaison de terre et l’ai mise de côté. Il n’y avait personne à ce moment là. Peut-être a-t-elle été ensevelie à ce moment-là. Je ne sais pas. Je ne l’ai pas vue ». Il y avait aussi un deuxième soldat dans le bulldozer. Qu’a-t-il vu ? Nous n’en savons rien. Le rapport de l’IDF continue en affirmant que Rachel « a été frappée par de la boue et une plaque de béton qui ont provoqué sa mort ». Mais alors, qu’en est-il des constatations du médecin pathologiste israélien, constatant des blessures multiples, qui ne collent pas avec une simple plaque de béton tombant sur elle ? Curieusement, quand ultérieurement la police militaire a mené une enquête, elle a conclu que Rachel n’avait pas « été heurté par un bulldozer » mais qu’elle avait trébuché contre un dépôt d'ordure.

La famille de Rachel Corrie est persuadée que la version de l’événement par l'armée israélienne est une fabrication évidente. "L’IDF ne voulait pas nous parler de la mort de Rachel ; l’enquête de la police militaire israélienne est terminée et aucun soldat israélien n’a été poursuivi pour aucun délit".

Tom Hurndall a été visé à la tête le 11 avril. L’IDF a admis avoir tiré sur Tom, mais ils disent qu’ils avaient de bonnes raisons pour ça, il portait un treillis de camouflage et tirait au fusil contre un avant poste israélien. Le rapport de terrain de l’IDF inclut même deux diagrammes montrant l’endroit où était posté le tireur. Le père de Tom, Anthony Hurndall, un juriste en immobilier de la City à Londres, a enquêté sur l’assassinat de son fils. Les deux diagrammes du rapport de l’IDF localisent la position de Tom quand on lui a tiré dessus à deux endroits différents. Ces endroits sont contradictoires. Treize témoins oculaires et deux séries de photos localisent Tom à un endroit différent à environ 100 mètres plus loin que l’endroit de sa mort. Les témoins disent que Tom ne tirait pas au fusil sur les israéliens mais aidait un petit enfant palestinien pétrifié sous le feu israélien.

Juste après qu’on eut tiré sur Tom, il a été transporté par deux jeunes palestiniens de la ligne de feu vers un lieu sûr où on a pu lui donner les premiers soins. Deux photographes ont pris une série de clichés montrant Tom quand on le ramassait. Le sang gicle de sa tête et on peut affirmer que ces images ont été prises dans les quelques secondes qui ont suivi le tir. A l’arrière plan des deux séries de photos on voit distinctement des graffites du Hamas, ce qui définit le site où Tom a été descendu comme étant le lieu identifié par les témoins oculaires.

Le rapport de terrain de l’IDF affirme que Tom portait un treillis de camouflage. Les militants de l’ISM portaient à dessein des vestes fluorescentes pour s’identifier et se différencier des terroristes palestiniens. Le photographe sud africain Garth Stead a pris des photos en noir et blanc et l’une d’entre elles montre clairement que Tom porte une veste caractéristique. Le second jeu de photos, prises par un amateur vidéo, prouve que la veste n’est pas un treillis de camouflage mais qu’elle est orange. J’ai demande à Stead s’il était possible de prendre la couleur orange pour du camouflage. Il m’a dit « Non à moins d’être un voleur d’orange ».

La famille deTom Hurndall pense aussi que la version des évènements par l’IDF n’est que fabrication. Son père, après six semaines d’enquête, est arrivé à contre cœur à la conclusion qu’on est en face « d’un cas de tentative de meurtre". Si Tom meurt, et c’est probable, alors ce sera un meurtre ». Une enquête militaire est toujours en cours.

James Miller a été visé le 2 mai. Il était à Rafah depuis plus de deux semaines et une bonne partie de ce temps se trouvait dans une maison que l’IDF appelle « La maison des journalistes ». Au cours de la dernière nuit de tournage il y avait eu des tirs, principalement ou exclusivement en provenance de compagnies blindées, contre des cibles palestiniennes. S’en suivit une période de calme puis les troupes des compagnies blindées se sont adressées à James et à son reporter Saira Shah (tous les deux avaient fait deux films en Afghanistan qui eurent un succès surprenant, et obtenu plusieurs récompenses). La caméra de James a enregistré que les soldats israéliens les appelaient, non en hébreu, mais en arabe. On pense qu’ils étaient de l’unité bédouine de patrouille du désert, des mercenaires arabes qui combattent pour l’agent que leur donnent les israéliens. Les Bédouins ne sont pas des réservistes israéliens nerveux mais des volontaires endurcis à la bataille qui servent à Rafah durant de longues périodes. (On les appelle en arabe «Voulez-vous être comme Fairuz » (une chanteuse libanaise) et « voulez vous porter du parfum » une rengaine tirée d’une sitcom égyptienne. Saira Sha pensait qu’ils sont si francs ?)

Il y avait deux cameramens qui enregistraient la scène, le cameraman de James et celui d’un correspondant palestinien travaillant pour l’Associated Press TV News (APTN). Deux transports de troupe qui patrouillaient dans le coin coupèrent leurs moteurs et éteignirent leurs phares. C’est un vieux truc de soldat ; pour voir dans le noir vous éteignez vos phares et votre vision nocturne augmente formidablement. On peut voir. Les autres ne peuvent pas vous voir. Bien plus, grâce à l’aide militaire américaine, l’IDF a l’un des meilleurs équipement du monde en vision nocturne. Les véhicules blindés à Rafah portent couramment deux fusils équipés de système nocturnes Aquila, qui utilisent la lumière disponible et en quadruple la puissance. James et son équipe étaient assis dans une véranda bien éclairée. Les soldats pouvaient très bien les voir en vision nocturne, et très bien éclairés à travers leurs équipements de vision de nuit. Le rapport de terrain de l’IDF concernant la mort de James reste confidentiel, mais nous avons eu sous les yeux une « fuite ». Et qui établit clairement que, après quelques tirs, la nuit semblait calme.

James avait filmé dans l’espoir d’enregistrer le dynamitage israélien d’une des maisons abandonnées sur "le chemin de la mort", mais on avait l’impression que l’IDF avait terminé sa mission pour la nuit. L’équipe décida de quitter la maison d’où ils avaient filmé et de retourner (pour plus de sûreté) dans leur appartement du centre de Rafah. C’était leur dernier jour de tournage.

Ils ont décidé de se montrer ouverts et francs. D’approcher un militaire directement et de lui demander de leur assurer un passage sécurisé. James, Saira et leur guide local, Aboud, se dirigèrent directement vers leur véhicule, en parlant en anglais et en arabe. Saira tenait un passeport anglais, Aboud un drapeau blanc que James éclairait de sa torche. Depuis la véranda le cameraman de l’APTN filmait la scène. Sur l’enregistrement on entend clairement que la nuit est terriblement calme. Aucun bruit de tirs. Sinon, l’équipe n’aurait pas pris de risque. Ils s’éloignèrent d’environ une vingtaine de mères de la véranda quand le premier tir éclata. L’équipe se paralysa. Pendant treize secondes, seul le cri de Saira déchira le silence « Nous sommes des journalistes anglais ». Vint alors le second tir, qui tua James. Il a été visé en plein cou. La balle était de provenance israélienne et tirée selon un expert médico légal à moins de 200 mètres de distance.

Juste après le tir, l’IDF a déclaré que James avait été touché dans le dos, pris dans un accrochage. Plus tard elle a démenti ce qui avait été dit à propos de la partie du corps qui avait été touchée, mais jusqu’à aujourd’hui elle a maintenu qu’il avait été touché au cours d’un accrochage. Il n’y a pas trace d’accrochage sur l’enregistrement de l’APTN. L'armée israélienne et le gouvernement d’Israël ont choisi de ne pas nous parler du cas de James Miller. Une enquête militaire est toujours en cours.

Depuis le début de la seconde intifada, 2200 palestiniens ont été tués. Neuf soldats israéliens ont été poursuivis pour différents crimes, mais aucun n’a été déclaré coupable de meurtre arbitraire. Seulement, il y a quelque chose de nouveau sur les champs de bataille des territoires occupés : le meurtre et la mutilation de journalistes occidentaux et de militants de la paix. Et, contrairement aux Palestiniens, les familles des victimes internationales ont pu supporter la pression. Ils n’ont cependant reçu que bien peu de réponses satisfaisantes.

Nous avons montré le film de l’APTN sur l’assassinat de James à un soldat israélien d’active. Il a remarqué que l’équipe de la télévision ne ressemblait pas à des terroristes islamiques et à conclu « C’est un meurtre ».

« Quand tuer devient facile » par John Sweeney

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